Je suis rentrée depuis longtemps, mais j'ai vu Philippe hier, et nous avons un peu parlé.
En relisant ce blog, je me rends compte que je n'avais pas l'air aussi déprimée que je ne l'étais en réalité. Ce qui est une bonne chose, ma maman lisait ce blog.
Je ne sais pas comment j'ai fait pour vivre une année comme ça, entre les fire alarms et la solitude. Entre les heures à regarder le plafond, et les heures à marcher dans la ville en essayant d'y voir autre chose que, autre chose que Birmingham. Que ces centres commerciaux et ces Starbucks.
Dire que F. veut y retourner. Moi, je ne veux plus vivre cette solitude-là, qui a laissé plus de traces en moi que je ne veux bien l'admettre. Et je vois les gens, les filles de ma promo, qui ont passé une année si merveilleuse à l'étranger, et je n'arrive pas à me faire à l'idée que j'ai raté cette année-là.
Et pourtant, et pourtant, toutes mes raisons de décembre pour retourner en Angleterre sont toujours valables. Je veux retourner y vivre quelques temps, pour exorciser Birmingham.
dimanche 1 février 2009
mardi 10 juin 2008
Radiohead
Le son qui saturait, mais c'est la seule critique à faire. Impeccables, merveilleux, hypnotisants, dansants, doux, violents.
Et la première partie, Bats for Lashes, élégant et doux.
Je me suis sentie revivre.
Aha ! Je revis !
Et la première partie, Bats for Lashes, élégant et doux.
Je me suis sentie revivre.
Aha ! Je revis !
lundi 9 juin 2008
Il fait si beau
Paris, beaucoup de travail, un peu de mal de tête, quelques coups de malchance et quelques coups de bol. Des amis. On m'a offert un porte cigarette long d'à peu près 25 centimètres.
J'ai retrouvé un téléphone portable et un pass Navigo, ma vie se normalise, j'ai l'impression.
Le soleil brille sur Paris, et je pense à Vincent Delerm.
Il fait si beau mon amour, si beau ce matin
Que je pourrais faire la cour à Christine Boutin
Il fait si beau sur la ville, si beau sur les toîts
Envie d'ouvrir la grille aux témoins de Jéhovah
Aux terrasses des restos grecs, tellement il fait beau
On pourrait trinquer avec les anciens proprios
Il fait si beau, sur les trains de banlieue qui retardent
Envie de faire un calin avec une chienne de garde
Sur les pervenches, les p.v, il fait si beau
Sur les affiches U.M.P, il fait si chaud
Les caméras de surveillance
Il y a du soleil sur la France
Il fait si beau mon amour, soleil à tel point
Que j'ai pris rendez-vous pour un bilan sanguin
Soleil sur les parcmètres, les toîts du gymnase
Mes enfants, s'ils le souhaitent, pourront faire du jazz
Sur les poubelles, dans la cour, tellement il fait beau
Je voudrais connaître un jour un bizutage Sup de Co
A l'arrière des vespas, à l'avant des balcons
Envie de punaiser chez moi des posters Benetton
Sur les pervenches,les p.v,
il fait si beau
Sur les affiches U.M.P, il fait si chaud
Sur les grand-mères pékinois
Les Belmondo- chihuahua
Sur les rollers en troupeau
Il fait si beau
Sur les concours de Sciences Po, il fait si chaud
Les trottinettes à la con
Les enterrements de vies de garçons
Les "je peux voir vos papiers"
Il fait si beau
"Madame, je fais mon métier"
Il fait si chaud
Oh mon amour tout va bien
Il fait si beau ce matin
J'ai retrouvé un téléphone portable et un pass Navigo, ma vie se normalise, j'ai l'impression.
Le soleil brille sur Paris, et je pense à Vincent Delerm.
Il fait si beau mon amour, si beau ce matin
Que je pourrais faire la cour à Christine Boutin
Il fait si beau sur la ville, si beau sur les toîts
Envie d'ouvrir la grille aux témoins de Jéhovah
Aux terrasses des restos grecs, tellement il fait beau
On pourrait trinquer avec les anciens proprios
Il fait si beau, sur les trains de banlieue qui retardent
Envie de faire un calin avec une chienne de garde
Sur les pervenches, les p.v, il fait si beau
Sur les affiches U.M.P, il fait si chaud
Les caméras de surveillance
Il y a du soleil sur la France
Il fait si beau mon amour, soleil à tel point
Que j'ai pris rendez-vous pour un bilan sanguin
Soleil sur les parcmètres, les toîts du gymnase
Mes enfants, s'ils le souhaitent, pourront faire du jazz
Sur les poubelles, dans la cour, tellement il fait beau
Je voudrais connaître un jour un bizutage Sup de Co
A l'arrière des vespas, à l'avant des balcons
Envie de punaiser chez moi des posters Benetton
Sur les pervenches,les p.v,
il fait si beau
Sur les affiches U.M.P, il fait si chaud
Sur les grand-mères pékinois
Les Belmondo- chihuahua
Sur les rollers en troupeau
Il fait si beau
Sur les concours de Sciences Po, il fait si chaud
Les trottinettes à la con
Les enterrements de vies de garçons
Les "je peux voir vos papiers"
Il fait si beau
"Madame, je fais mon métier"
Il fait si chaud
Oh mon amour tout va bien
Il fait si beau ce matin
jeudi 29 mai 2008
Gare de Lyon
Des envies d'Italie, de vacances au soleil, de café trop fort.
Et Barbara le chante pour moi.
(promis, je vous fait un vrai message bientôt)
Je te téléphone
Près du métro Rome.
Paris, sous la pluie
Me lasse et m'ennuie.
La Seine est plus grise
Que la Tamise.
Ce ciel de brouillard
Me fout le cafard
Car il pleut toujours
Sur le Luxembourg.
Y a d'autres jardins
Pour parler d'amour.
Y a la tour de Pise,
Mais je préfère Venise.
Viens, fais tes bagages.
On part en voyage.
J'te donne rendez-vous
A la gare de Lyon,
Sous la grand horloge,
Près du portillon.
Nous prendrons le train
Pour Capri la belle,
Pour Capri la belle,
Avant la saison.
Viens voir l'Italie
Comme dans les chansons.
Viens voir les fontaines.
Viens voir les pigeons.
Viens me dire "je t'aime"
Comme tous ceux qui s'aiment,
A Capri la belle,
En toutes saisons.
Paris, mon Paris,
Au revoir et merci.
Si on téléphone,
J'y suis pour personne.
J'vais dorer ma peau
Dans les pays chauds.
J'vais m'ensoleiller
Près des gondoliers.
Juste à l'aube grise,
Demain, c'est Venise.
Chante, Barcarolle,
J'irai en gondole.
J'irai, sans sourire
Au pont des Soupirs
Pour parler d'amour
A voix de velours.
Taxi, menez-moi
A la gare de Lyon.
J'ai un rendez-vous
Près du portillon.
Je vais prendre le train
Pour Capri la belle,
Pour Capri la belle
Avant la saison.
Passant par Vérone,
Derrière les créneaux,
J'vais voir le fantôme
Du beau Roméo.
Je vais dire "je t'aime"
A celui que j'aime.
Ce sera l'Italie,
Comme dans les chansons.
Taxi, vite, allons !
A la gare de Lyon...
Et Barbara le chante pour moi.
(promis, je vous fait un vrai message bientôt)
Je te téléphone
Près du métro Rome.
Paris, sous la pluie
Me lasse et m'ennuie.
La Seine est plus grise
Que la Tamise.
Ce ciel de brouillard
Me fout le cafard
Car il pleut toujours
Sur le Luxembourg.
Y a d'autres jardins
Pour parler d'amour.
Y a la tour de Pise,
Mais je préfère Venise.
Viens, fais tes bagages.
On part en voyage.
J'te donne rendez-vous
A la gare de Lyon,
Sous la grand horloge,
Près du portillon.
Nous prendrons le train
Pour Capri la belle,
Pour Capri la belle,
Avant la saison.
Viens voir l'Italie
Comme dans les chansons.
Viens voir les fontaines.
Viens voir les pigeons.
Viens me dire "je t'aime"
Comme tous ceux qui s'aiment,
A Capri la belle,
En toutes saisons.
Paris, mon Paris,
Au revoir et merci.
Si on téléphone,
J'y suis pour personne.
J'vais dorer ma peau
Dans les pays chauds.
J'vais m'ensoleiller
Près des gondoliers.
Juste à l'aube grise,
Demain, c'est Venise.
Chante, Barcarolle,
J'irai en gondole.
J'irai, sans sourire
Au pont des Soupirs
Pour parler d'amour
A voix de velours.
Taxi, menez-moi
A la gare de Lyon.
J'ai un rendez-vous
Près du portillon.
Je vais prendre le train
Pour Capri la belle,
Pour Capri la belle
Avant la saison.
Passant par Vérone,
Derrière les créneaux,
J'vais voir le fantôme
Du beau Roméo.
Je vais dire "je t'aime"
A celui que j'aime.
Ce sera l'Italie,
Comme dans les chansons.
Taxi, vite, allons !
A la gare de Lyon...
dimanche 25 mai 2008
Choses des années 70 que je voudrais voir revenir
Les chaussures à talons pour hommes.
Les groupes populaires et commerciaux de la qualité des Doors ou de Led Zeppelin.
Les illusions, et pas encore de désillusions.
Les festivals de musique sauvages.
Les longues jupes qui volent.
Les fleurs dans les cheveux.
Les universités indépendantes.
Le féminisme.
Le fait de croire qu'on peut faire un monde meilleur en faisant des sit-ins.
(En l'honneur des diverses célébrations de Mai 68, j'ai réfléchi à cette liste. Je sais ce qu'elle contient d'illusions et d'images d'Epinal. Mais les années 70 dans cette liste tiennent plus du rêve que de la réalité historique, prière d'en tenir compte.)
Par conséquent, je me permets de vous faire partager cette chanson, qui n'est pas vraiment ma chanson du moment, mais qui a l'avantage d'être belle. Mesdames et Messieurs, place à Robert Zimmerman.
Oh, where have you been, my blue-eyed son?
Oh, where have you been, my darling young one?
I've stumbled on the side of twelve misty mountains,
I've walked and I've crawled on six crooked highways,
I've stepped in the middle of seven sad forests,
I've been out in front of a dozen dead oceans,
I've been ten thousand miles in the mouth of a graveyard,
And it's a hard, and it's a hard, it's a hard, and it's a hard,
And it's a hard rain's a-gonna fall.
Oh, what did you see, my blue-eyed son?
Oh, what did you see, my darling young one?
I saw a newborn baby with wild wolves all around it
I saw a highway of diamonds with nobody on it,
I saw a black branch with blood that kept drippin',
I saw a room full of men with their hammers a-bleedin',
I saw a white ladder all covered with water,
I saw ten thousand talkers whose tongues were all broken,
I saw guns and sharp swords in the hands of young children,
And it's a hard, and it's a hard, it's a hard, it's a hard,
And it's a hard rain's a-gonna fall.
And what did you hear, my blue-eyed son?
And what did you hear, my darling young one?
I heard the sound of a thunder, it roared out a warnin',
Heard the roar of a wave that could drown the whole world,
Heard one hundred drummers whose hands were a-blazin',
Heard ten thousand whisperin' and nobody listenin',
Heard one person starve, I heard many people laughin',
Heard the song of a poet who died in the gutter,
Heard the sound of a clown who cried in the alley,
And it's a hard, and it's a hard, it's a hard, it's a hard,
And it's a hard rain's a-gonna fall.
Oh, who did you meet, my blue-eyed son?
Who did you meet, my darling young one?
I met a young child beside a dead pony,
I met a white man who walked a black dog,
I met a young woman whose body was burning,
I met a young girl, she gave me a rainbow,
I met one man who was wounded in love,
I met another man who was wounded with hatred,
And it's a hard, it's a hard, it's a hard, it's a hard,
It's a hard rain's a-gonna fall.
Oh, what'll you do now, my blue-eyed son?
Oh, what'll you do now, my darling young one?
I'm a-goin' back out 'fore the rain starts a-fallin',
I'll walk to the depths of the deepest black forest,
Where the people are many and their hands are all empty,
Where the pellets of poison are flooding their waters,
Where the home in the valley meets the damp dirty prison,
Where the executioner's face is always well hidden,
Where hunger is ugly, where souls are forgotten,
Where black is the color, where none is the number,
And I'll tell it and think it and speak it and breathe it,
And reflect it from the mountain so all souls can see it,
Then I'll stand on the ocean until I start sinkin',
But I'll know my song well before I start singin',
And it's a hard, it's a hard, it's a hard, it's a hard,
It's a hard rain's a-gonna fall.
Les groupes populaires et commerciaux de la qualité des Doors ou de Led Zeppelin.
Les illusions, et pas encore de désillusions.
Les festivals de musique sauvages.
Les longues jupes qui volent.
Les fleurs dans les cheveux.
Les universités indépendantes.
Le féminisme.
Le fait de croire qu'on peut faire un monde meilleur en faisant des sit-ins.
(En l'honneur des diverses célébrations de Mai 68, j'ai réfléchi à cette liste. Je sais ce qu'elle contient d'illusions et d'images d'Epinal. Mais les années 70 dans cette liste tiennent plus du rêve que de la réalité historique, prière d'en tenir compte.)
Par conséquent, je me permets de vous faire partager cette chanson, qui n'est pas vraiment ma chanson du moment, mais qui a l'avantage d'être belle. Mesdames et Messieurs, place à Robert Zimmerman.
Oh, where have you been, my blue-eyed son?
Oh, where have you been, my darling young one?
I've stumbled on the side of twelve misty mountains,
I've walked and I've crawled on six crooked highways,
I've stepped in the middle of seven sad forests,
I've been out in front of a dozen dead oceans,
I've been ten thousand miles in the mouth of a graveyard,
And it's a hard, and it's a hard, it's a hard, and it's a hard,
And it's a hard rain's a-gonna fall.
Oh, what did you see, my blue-eyed son?
Oh, what did you see, my darling young one?
I saw a newborn baby with wild wolves all around it
I saw a highway of diamonds with nobody on it,
I saw a black branch with blood that kept drippin',
I saw a room full of men with their hammers a-bleedin',
I saw a white ladder all covered with water,
I saw ten thousand talkers whose tongues were all broken,
I saw guns and sharp swords in the hands of young children,
And it's a hard, and it's a hard, it's a hard, it's a hard,
And it's a hard rain's a-gonna fall.
And what did you hear, my blue-eyed son?
And what did you hear, my darling young one?
I heard the sound of a thunder, it roared out a warnin',
Heard the roar of a wave that could drown the whole world,
Heard one hundred drummers whose hands were a-blazin',
Heard ten thousand whisperin' and nobody listenin',
Heard one person starve, I heard many people laughin',
Heard the song of a poet who died in the gutter,
Heard the sound of a clown who cried in the alley,
And it's a hard, and it's a hard, it's a hard, it's a hard,
And it's a hard rain's a-gonna fall.
Oh, who did you meet, my blue-eyed son?
Who did you meet, my darling young one?
I met a young child beside a dead pony,
I met a white man who walked a black dog,
I met a young woman whose body was burning,
I met a young girl, she gave me a rainbow,
I met one man who was wounded in love,
I met another man who was wounded with hatred,
And it's a hard, it's a hard, it's a hard, it's a hard,
It's a hard rain's a-gonna fall.
Oh, what'll you do now, my blue-eyed son?
Oh, what'll you do now, my darling young one?
I'm a-goin' back out 'fore the rain starts a-fallin',
I'll walk to the depths of the deepest black forest,
Where the people are many and their hands are all empty,
Where the pellets of poison are flooding their waters,
Where the home in the valley meets the damp dirty prison,
Where the executioner's face is always well hidden,
Where hunger is ugly, where souls are forgotten,
Where black is the color, where none is the number,
And I'll tell it and think it and speak it and breathe it,
And reflect it from the mountain so all souls can see it,
Then I'll stand on the ocean until I start sinkin',
But I'll know my song well before I start singin',
And it's a hard, it's a hard, it's a hard, it's a hard,
It's a hard rain's a-gonna fall.
vendredi 16 mai 2008
mercredi 14 mai 2008
Feeling good
A l'heure qu'il est, Jean Baptiste est dans un train qui va tracer une courbe par l'Ouest de la carte de France. A l'aube, il traversera Paris, avant de rejoindre un autre train qui passera dans la campagne du Nord, puis sous la mer, puis dans la campagne du Kent. Vers 10h30, il sera dans Londres, et marchera les quelques centaines de mètres qui séparent Saint Pancras de Euston. Il montera dans un autre train qui roulera en direction du Nord Ouest.
Dans un peu plus de douze heures, il sera ici.
Je suis impatiente.
(Et la chanson du moment, c'est Nina Simone)
Birds flying high you know how I feel
Sun in the sky you know how I feel
Breeze driftin' on by you know how I feel
(refrain:)x2
It's a new dawn
It's a new day
It's a new life
For me
And I'm feeling good
Fish in the sea you know how I feel
River running free you know how I feel
Blossom on the tree you know how I feel
(refrain)
Dragonfly out in the sun you know what I mean, don't you know
Butterflies all havin' fun you know what I mean
Sleep in peace when day is done
That's what I mean
And this old world is a new world
And a bold world
For me
Stars when you shine you know how I feel
Scent of the pine you know how I feel
Oh freedom is mine
And I know how I feel
(refrain)
Dans un peu plus de douze heures, il sera ici.
Je suis impatiente.
(Et la chanson du moment, c'est Nina Simone)
Birds flying high you know how I feel
Sun in the sky you know how I feel
Breeze driftin' on by you know how I feel
(refrain:)x2
It's a new dawn
It's a new day
It's a new life
For me
And I'm feeling good
Fish in the sea you know how I feel
River running free you know how I feel
Blossom on the tree you know how I feel
(refrain)
Dragonfly out in the sun you know what I mean, don't you know
Butterflies all havin' fun you know what I mean
Sleep in peace when day is done
That's what I mean
And this old world is a new world
And a bold world
For me
Stars when you shine you know how I feel
Scent of the pine you know how I feel
Oh freedom is mine
And I know how I feel
(refrain)
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