vendredi 25 avril 2008

Oxford



Visite de Oxford aujourd'hui, je suis jalouse. Plus je visite l'Angleterre, et plus je me demande ce que Birmingham y fait. Comme un trou noir.



Nous sommes donc allés à Oxford, Philippe, Gabriel et moi.

Oxford, c'est un peu tout le mythe de l'Angleterre, un peu une des raisons qui font qu'elle est si irrésistiblement attirante. Il y a cette espèce d'insolence aristocratique dans Oxford, de snobisme élégant, de pédantisme raffiné. Une ville riche, évidemment, et une ville de culture, dans tout ce que la culture peut avoir à mettre en italique.

Ne pas oublier qu'il s'agit de la ville d'origine de Radiohead. Quand on étudie à Oxford, on ne peut pas se contenter de faire un groupe de rock chouette, il faut que ce soit un groupe de rock révolutionnaire, un groupe de rock qui finit par faire de l'électro intelligente et par vendre ses disques en faisant la nique aux maisons de disque.

Je ne me sens pas claire, peu m'importe, je continue.

Quand on se promène dans les rues, il y a deux choses qui frappent, les touristes et les étudiants. Birmingham est vide de touristes, certes, mais il est surtout dépourvu d'étudiants (que ceux qui me connaissent traduisent le concept.) Oxford infuse le savoir. L'omniprésence des colleges et des mots Oxford University dans les boutiques de souvenirs y est fondamentalement pour quelque chose.

Oxford est une ville à la fois profondément apaisante et extraordinairement vivante. En nous promenant un peu au hasard, nous sommes tombés sur un parc dans lequel des jeunes adolescents jouaient au criquet. De vastes pelouse, un horizon lointain. Plus loin, la ville, des gens dans les rues, des musiciens dans les rues touristiques (on sait ce que je pense des musiciens dans le métro, mais les musiciens dans les rues obéissent à des lois différentes pour moi.)

Et puis Oxford a la Bodleian Library, une des plus grandes bibliothèques au monde. *soupir d'envie*. Une des plus grandes bibliothèques au monde... Quand moi je dois faire le tour des universités de Birmingham pour trouver les documents nécessaires à la rédaction d'un mémoire de 50 pages...

Oui, je crève de jalousie, et j'aurais aimé y étudier. Life is Life, je suis à l'ENS, c'est moche, mais c'est déjà ça de pris.


Christ Church College. Pas la cathédrale, le réfectoire.


Nous avons visité une boutique consacrée exclusivement à Alice au Pays des Merveilles, et Philippe était tout joyeux à parcourir les quelques 15 mètres carrés de la boutique pour choisir de quoi satisfaire sa fanattitude.
Gabriel, lui, s'orientait grâce à un plan tiré d'un livre de Philip Pullman...




Nous avons visité Christ Church College, dont je mets les photos. Oui, nous n'avons pris des photos que là-bas... La cathédrale est magnifique, vraiment très très belle. A un moment donné, un prêtre anglican a tenté d'arrêter les touristes dans leur contemplation architecturale, pour essayer de les impliquer dans une prière pour le bonheur du monde (et de citer le Darfour, et l'un des employés du college qui était soigné à l'hôpital pour les suites d'une crise cardiaque). Il a eu fort peu de succès.


Dans un coin, un vitrail représentait le martyr de Thomas Beckett. (Pour savoir qui est Thomas Beckett, demandez-moi, j'adore raconter les histoires qui finissent par la mort d'un archevêque et la punition d'un roi).

En sortant de Christ Church, nous avons fait un tour. Nous avons traversé un pont qui surplombait la Tamise. Il y avait aussi un large espace vert, comme une pelouse pas tondue depuis des mois et des mois, comme un terrain vague. Et, presque sous le pont, un seul banc, et un homme assis dessus.




Nous avons passé un quart d'heure chez un bouquiniste. J'ai vu une belle édition de Virginia Woolf, et puis je ne l'ai pas prise.

Nous avons marché encore. Nous avons vu beaucoup d'affiches pour des spectacles ou des pièces. Nous avons vu un flyer pour un cinéma qui passait Crin Blanc, et Persépolis, et Mon frère est fils unique.


Oxford, c'était beau. C'était comme ça que j'aurai aimé trouver l'Angleterre. Je la voulais insolente, et pédante, et snob, et vivante, et ouverte, et cultivée, et apaisante, et excitante. Je la voulais contradictoire.

Si je devais retourner en exil britannique, je voudrais que ce soit dans une ville comme Oxford.

dimanche 20 avril 2008

Angleterre

Pluie et brouillard. Tant pis pour notre partie de campagne.

samedi 19 avril 2008

Hurry on Sundown

Alors comme ça il paraît que Benjy est impressionné par notre niveau de linguistique ? Duh ! Il doit ne pas avoir lu mon devoir.

Fichtre...

Sinon, le soleil a décidé de se replanquer derrière les nuages. Frangin, j'avance ton pull. Demain, s'il fait beau, c'est-à-dire, si il ne pleut pas, nous irons nous promener quelque part avec des arbres dedans.

Les Droits de l'Homme sont intéressants.

Birmingham, c'est toujours ce grand vide. Comme si on avait aspiré toute vie en dehors du centre ville pour mettre du commerce à la place. Si j'étais lyrique, et je le suis, je ferais une métaphore avec la place grandissante de l'économie dans nos vies.

Je vais mettre un samouraï dans mon roman. Je ne sais pas si je l'écrirai un jour. Peut-être sera-t-il comme le western de Shatzy.

Les bus à impériale, c'est bien. Une visite, les quartiers ouvriers, une véritable ville, moche, certes, mais une ville, avec des gens dedans, pas uniquement des clients.

En ce moment, la chanson qui me met de bonne humeur, c'est ça :

Well hurry on sundown
See what tomorrow brings
Hurry on sundown
See what tomorrow brings
Well it may bring war
Any old thing
Well look into your mind's eye
See what you can see
There's hundreds of people like you and me.


(et ça me met de bonne humeur parce que, au milieu, j'entends "it may bring more/than it seems")

mercredi 16 avril 2008

Here comes the sun

(dédicace à la personne qui m'a fait aimer les Beatles, même si elle est persuadée que c'est quelqu'un d'autre qui l'a fait)

Aujourd'hui, en sortant de la bibliothèque, le ciel gris-blanc s'était un peu dégagé. Perchée en haut de mon bus à impériale, sur la route du retour, le soleil a fait une vraie percée. De la lumière sur les bâtiments rouges, les banlieues ouvrières, les magasins hallal, les carrés de pelouse, l'Angleterre.
Comme pour souligner l'extérieur, mon lecteur MP3 glissait dans mes oreilles la voix de George Harrison.


Here comes the sun, here comes the sun,
and I say it's all right

Little darling, it's been a long cold lonely winter
Little darling, it feels like years since it's been here
Here comes the sun, here comes the sun
and I say it's all right

Little darling, the smiles returning to the faces
Little darling, it seems like years since it's been here
Here comes the sun, here comes the sun
and I say it's all right

Sun, sun, sun, here it comes...
Sun, sun, sun, here it comes...
Sun, sun, sun, here it comes...
Sun, sun, sun, here it comes...
Sun, sun, sun, here it comes...

Little darling, I feel that ice is slowly melting
Little darling, it seems like years since it's been clear
Here comes the sun, here comes the sun,
and I say it's all right
It's all right

jeudi 10 avril 2008

'Cos of all of the wonderful things he does

http://www.youtube.com/watch?v=eM00JScoSg0


C'est un lien surtout pour mes Anglaises préférées, que je soupçonne de ne pas lire ce blog. Alors je dédie ce lien à Laure Lou, en lui demandant si Oz ressemble à ça.


Sinon, les Gutter Twins, c'était cool. Très. Cependant, j'en veux personnellement à Mark Lanegan debout, accroché à son micro comme si c'était son dernier repère vers la position verticale, et qui a quitté la scène à la fin des bis après avoir chanté sa dernière note. Greg Dulli par contre, très chouette, plein d'énergie, très américain. Malheureusement, il n'a absolument pas la voix de son compère.

dimanche 6 avril 2008

Dorian




Je vous présente Dorian, adopté par Philippe. Il est important de savoir qu'il fait meuh.