Je suis rentrée depuis longtemps, mais j'ai vu Philippe hier, et nous avons un peu parlé.
En relisant ce blog, je me rends compte que je n'avais pas l'air aussi déprimée que je ne l'étais en réalité. Ce qui est une bonne chose, ma maman lisait ce blog.
Je ne sais pas comment j'ai fait pour vivre une année comme ça, entre les fire alarms et la solitude. Entre les heures à regarder le plafond, et les heures à marcher dans la ville en essayant d'y voir autre chose que, autre chose que Birmingham. Que ces centres commerciaux et ces Starbucks.
Dire que F. veut y retourner. Moi, je ne veux plus vivre cette solitude-là, qui a laissé plus de traces en moi que je ne veux bien l'admettre. Et je vois les gens, les filles de ma promo, qui ont passé une année si merveilleuse à l'étranger, et je n'arrive pas à me faire à l'idée que j'ai raté cette année-là.
Et pourtant, et pourtant, toutes mes raisons de décembre pour retourner en Angleterre sont toujours valables. Je veux retourner y vivre quelques temps, pour exorciser Birmingham.
dimanche 1 février 2009
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